Au dehors, le ciel pleure
De fines larmes fendant
sur le sol crasseux, mourant
d'une ville qui se meurt
L'eau ruisselle sur ma fenêtre
Je me sens un peu comme elle
Trempé, souillé par la tempête
Qui fait rage et étincelle
La pluie battant les vitres
Comme ce c½ur qui palpite
Faisant vibrer tout mon être
Y faisant régner un sentiment obsolète
Ce sentiment me ronge de l'intérieur
Il domine en moi sans aucune pudeur
Mon c½ur ne cesse de tressaillir
Je commence à avoir froid à en mourir
Il y sied une étrange solitude
Alors que je suis entouré d'êtres chers
Pourtant, ce lien ne veut se défaire
Mais vient la lame de lassitude
Je suis épuisé de me battre, de me défendre
Contre cette illusion d'un conte de fée
Rien n'est tel que l'on croit dans cette réalité
Les c½urs sont brûlés en cendre
Et vient ce sombre mais tendre désir
De s'enfoncer dans un de ces nuages noirs
Qui transportent dans le ciel, des ires
Zigzaguant dans la pénombre éphémère
Je laisse mon âme s'abreuver de tant de noirceur
Pour mieux récupéré mon petit c½ur
La souffrance est si forte que je ne la supporte pas
Elle me fait voir que tout est illusoire ici-bas
Alors qu'il me vient l'idée de me laisser couler
Comme ces gouttes butant sur ces vitres mouillées
Du haut de cette fenêtre, désespérément
Je voulais en finir expressément
Mais je sais pourtant qu'il ne faut pas
Que d'autre chose m'attends ailleurs, là-bas
Mais le désir de me noyer est sans fond
Pourquoi pas me laisser mourir de ce poison?
Alors que je m'apprêtais à choir
Du haut de mon triste perchoir
Voilà que le ciel s'est dégagé
De couleurs il fut illuminé
.. . ..... .. ... .. . . ... . ..... .. ... .. . . .!. . ..... .. ... .. . . .©Anjali & Kotaro Fuma